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lundi 18 mai 2015

J'ai un polichinelle dans le tiroir.



J'ai commencé l'année en me persuadant qu'elle serait mienne, et bingo. 
Il y a quelques semaine de ça j'ai appris une grande nouvelle, un petit microbe s'est enfin niché dans mon ventre pour notre plus grand bonheur. 
Et voici son histoire *musique de N-Y section criminel*..

Le chemin fût presque trop long, nous avons attendu patiemment 8 mois. Et là comme ça, ça n'a pas l'air. Mais c'était vraiment long et difficile, pour ma fille je n'avais pas connue cette attente ce stresse et cette déception. Alors autant vous dire que j'étais dans l'inconnu total. 

Je vais pas rentrer dans les détails, on sait tous comment faire des bébés. Ce qu'on ne sait pas c'est que ça n'arrive pas aussi facilement qu'on ne le pense non. Il ne suffis pas forcement (oui ça arrive je vous l'accorde) d'une fois. Il faut connaitre son corps et savoir repérer le moment "BEBE". ( Ouais je trouve ça mignon d'appeler ça comme ça.)
Et quand on n'y arrive pas, plusieurs solution s'offre a nous : pleurer, abandonner, test d'ovulation, prise de température, et la méthode glamour des glaires.. 

Au bout de 7 mois j'ai tenté les tests d'ovulations. Le principe est de faire pipi sur un bâton comme pour le test de grossesse quelques jours avant la dpo ( date présumé d'ovulation ) et quand le test est positif ça signifie que l'ovulation devrait arriver dans les 24 ou 48H. Ce fût pour moi un succès puisque je suis désormais enceinte de 3 mois. 

Je n'y croyais pas, j'avais pratiquement abandonné l'idée de retombé enceinte. Je suis partie passer un week-end entre copines-mamans/essayeuses, et j'ai fait un test à 3 jours de retard. 
Pourquoi si je n'y croyais plus ? Parce que malgré les nombreux " j'abandonne j'en ai marre " l'espoir reste bien présent là tout au fond. Donc je l'ai fait, et paf déception je sors précipitamment de la salle de bain je dis que c'est négatif totalement dépité et je commence a partir pour m'enfiler une bouteille de champomy afin d'oublier ma douleur quand ma copine me somme de rester là et de lui montrer le test. Je lui tends, et.. elle m'annonce sourire aux lèvres qu'il est bien positif ! J'ai gardé un sourire niais pendant toute cette journée, je n'en revenais absolument pas. J'ai prévenu mon copain, qui a cru à une blague et à finalement fini par me croire en voyant mon test et les résultats de prise de sang faite le jours même. 

Aujourd'hui je suis toujours sur ce même petit nuage, à quelques détails près. Je pensais que j'allais vivre une deuxième grossesse de rêve sans nausées, sans pipi toutes les deux minutes, sans fatigues et autres joies. Mais c'est loupé j'ai gagné à la loterie et j'ai eu le droit à pratiquement tout. Y'a des moments ou clairement je me demande POURQUOIIII. Mais je me rappelle très vite quand je regarde les échographies ou que je commence les achats, ou encore que l'on cherche des idées de prénoms pourquoi je me suis mise dans cette galère. 
Le principale étant que jusqu'ici bébé se porte bien. Je suis pas non plus à l'agonie et puis je me dis que tout ça ne dureras pas. 

Ah et les hormones, on en parle ou pas ? Non parce que bonjour je suis heureuse je suis au taquet puis je suis a la limite de la dépression nerveuse c'est marrant sur le papier seulement en fait ! Les coups de blues, et les journées a se poser un milliards de questions sur le comment de l'avenir je m'en passerais volontiers. Alors oui ce bébé est voulu, du plus profond de mon coeur mais il m'arrive parfois de me demander comment je vais pouvoir m'en sortir entre Grumeau et microbe, si je vais être capable de tout gérer, si Grumeau ne va pas mal vivre tout ça, si mon chéri arrivera a trouver sa place entre ses horaires de boulots et ses "week-end" qui n'en sont pas. Est ce que la grossesse se passera bien, et qu'il n'y aura aucun problèmes ?

Je sais que c'est des angoisses de future maman, et qu'il n'y a rien d'anormal là dedans mais je m'en passerais volontiers !

Je parle de sujets qui fâche mais à côté de ça il y a beaucoup de moment de bonheur dans cette belle histoire. La première échographie vue très émouvante, je nous revoie tout les trois ( avec Grumeau qui hurle de peur.) entrain d'attendre d'entendre ce petit microbe. Je me revois sentir microbe avec mes doigts, le faire sentir a bébé puis à papa. Et puis il y'a les moments câlins avec la future grande soeur, quand je lui demande ou est le bébé et qu'elle lève mon t-shirt pour embrasser mon ventre. Qui arrive a montrer le bébé sur les échographies etc... Tout ses petits bonheurs qui me réconforte, me rende heureuse !

Voilà, j'ai 21 ans et j'attends mon deuxième enfant. 

vendredi 30 janvier 2015

Mon illégitime chagrin.


J'ai 21 ans et il y a deux mois j'ai fait une fausse couche, sans même savoir que j'étais enceinte. 


Comment ? Pourquoi ? Mais qu'est ce qu'elle raconte ? A votre place, je n'y comprendrais rien non plus. 

C'est pas faute d'avoir fait deux tests, négatifs. Je n'aurais peut être pas du aller chez le médecin, j'aurais préféré ne pas entendre ces quelques mots : "Certainement une fécondation, mais tout est rentré dans l'ordre." 
Quel ordre ? Et si je voulais que ça reste dans le désordre ? Et puis, pourquoi tu me dis ça ? J'aurais préféré qu'il me raconte un mensonge. Tout sauf ça.

Puis il y a eu les " C'est rien, tu savais pas que tu étais enceinte c'est moins grave que.. " et voilà, mon chagrin devint illégitime. Sous prétexte que je n'avais pas eu la certitude d'être enceinte ce qui m'arrive ne devrait pas me faire du mal. 

Sous prétexte qu'il y a pire, je ne devrais peser mon chagrin ? Le passer sous silence ?

Je l'ai fait, je n'ai pleuré que la nuit, quand j'étais seule, en sortant les poubelles, pendant la sieste de ma fille, en regardant des photos d'amies enceintes... J'ai aussi culpabilisé, je m'en suis voulue. D'abord de ne pas m'être rendue compte de ma grossesse et puis de ne pas avoir empêché ma fausse couche. Aujourd'hui je réalise ma connerie, j'ai compris que c'était la faute de personne mais que c'était mon corps qui avait prit une décision pour moi. 
J'ai compris, mais la peine reste la même, toujours présente mais moins pesante.
J'ai fait ma fausse couche le 21 novembre, il y a maintenant 2 mois donc. Est-ce parfois j'y pense ? C'est évident. 



Alors, qu'est ce que la fausse couche et pourquoi ?


Wiki nous dit..

La fausse couche est l'interruption naturelle ou accidentelle de la grossesse, c'est-à-dire un avortement spontané.

La première cause de fausses couches est une anomalie chromosomique de l'embryon, due à un problème survenu lors de la conception, quand le spermatozoïde féconde l'ovule. L'organisme de la mère décide alors d'expulser l'embryon qui ne pourra se développer normalement.
Il peut également rejeter ce que l'on appelle un œuf clair (œuf qui, après fécondation, ne contient pas d'embryon).
Une seconde cause peut être une malformation cardiaque ou encore nerveuse du fœtus.



Quelques chiffres.. 

Une grossesse sur quatre se solde par une fausse couche et une femme sur trois environ fera une fausse couche dans sa vie.


Pourquoi en parler, ici, publiquement ?

Malgré tout, malgré l'acceptation et les 2 mois qui me sépare de l'annonce de cette fausse couche je n'ai pas fait le deuil. Je n'en ai pas vraiment parlé, et je n'ai pas vraiment réussi à assimilé le mot "fausse couche" à ce qui m'étais arrivé. Je crois que de l'écrire, de le dire comme ça de but en blanc m'aidera à avancer avec cette blessure.

J'ai aussi envie de partager cette expérience et dire à toutes celles qui pourraient vivre ça ( ce que je ne souhaite évidemment pas) que ce n'est pas moins grave, et qu'elles ont le droit d'être atteinte au plus profond d'elles même. Alors ne vous gênez surtout pas, votre chagrin est légitime quoi qu'on vous dise ! Personnes n'a le droit de vous dire à quel point souffrir, ni combien de temps. 

mercredi 28 janvier 2015

Grandir avec des parents sourds.


Wiki nous dit : " La surdité est un état pathologique de l'audition caractérisé par une perception des sons significativement moindre que la normale."


Beaucoup de questions reviennent continuellement quand je parle de mes parents : 

- Mais comment as tu appris à parler ?
- Mais comment parle tu avec eux ?
- Donc ils ne crient jamais ?
- Est ce héréditaire ?
- Comment tu dis "vas te faire foutre" ? 
( Sisi, on me demande toujours des gros mots.)
...


Alors aujourd'hui je prends le temps de répondre, du mieux que je peux.


Comment as tu appris à parler ? 

La question peut paraître con, mais il est vrai que les sourds ne s'entendent pas parler et donc par conséquence ne peuvent pas se rendre compte de leurs erreurs. Certains mots sont difficiles à prononcer pour eux. (Ont s'en est d'ailleurs beaucoup amusé avec mes soeurs, faut pas se mentir.)
J'ai donc appris au contacte des autres, mes grands parents particulièrement et ma grande soeur qui elle avait apprit aussi avec eux, puis à l'école ou chez la nounou..

Mais comment communique tu avec eux ? 

Alors ma mère arrive particulièrement bien à lire sur les lèvres et parle plutôt très bien, elle arrive a comprendre les gens et à se faire comprendre des autres. Je lui parle donc normalement, avec des signes de la LSF en plus. Mon père c'est une autre histoire, il ne parle pratiquement pas, alors je signe exclusivement avec lui. 

La langue des signes, se base sur la gestuel. Nous faisons d'ailleurs beaucoup de signe naturellement. (exemple le signe manger ou boire.)

Donc ils ne crient jamais ? 

Je crois que c'est la question la plus drôle que l'on ne m'est jamais posé. Alors être sourd n'enlève pas la voix, loin de là. Alors si si, mes parents m'ont souvent hurlés dessus lors de mes bêtises je n'y ai malheureusement pas échappé !

Est ce héréditaire ?

Mes deux soeurs ne sont pas sourdes, mes deux demis soeurs non plus, ma fille non plus. Alors jusqu'ici j'ai envie de dire que non. 

N'as tu pas peur d'avoir des enfants sourds ?

Peur, peur de quoi ? Ce n'est pas un handicape qui empêche de vivre, mes parents sont pas moins heureux.



Et il y a tout ce qu'on ne me demande pas....


Mes parents ne se considèrent pas comme des handicapés, ils n'ont aucuns problème pour vivre. Ils travaillent tout les deux ( menuisier et comptable ). Ils ont eux des enfants, ils ont des amis, ils font pleins de choses. 
Ils sont pratiquement totalement autonome. Mon père qui communique peu et ne comprends jamais rien a recourt très régulièrement à des interprètes lors de ses rdv administratif ou médicaux. Histoire de pas de faire  (excusez moi le terme) enculer. 

Aujourd'hui je suis très fière d'eux, mais ce ne fût pas toujours le cas. Il est vrai que plus jeune, très jeune même, je ne comprenais pas pourquoi je ne pouvais pas parler à ma mère normalement. Pourquoi je devais utiliser mes mains, pourquoi ça ne pouvait pas être simple comme avec les autres parents.. Alors j'ai arrêté de signé, j'ai laissé tombé et j'ai perdu pas mal la mains. 

Aujourd'hui (ouais j'adore ce mot.), j'ai honte d'avoir réagis comme ça, et je suis très fière de parler la LSF et d'avoir des parents comme eux. 



Mes choix alimentaires.

Petites notions de vocabulaire :

Le végétarisme est un régime alimentaire qui exclut la chair des animaux (y compris celle des poissons).

Le végétalisme exclut tout produit d'origine animale de l'alimentation (oeuf et lait).

Le véganisme exclut l'exploitation des animaux dans tous les domaines (alimentation, loisirs, habillement...)



Depuis quand as tu changé de régime alimentaire ?



Je suis végétalienne depuis quelques jours, avant ça j'étais végétarienne depuis 21 mois.


Qu'est ce qui ta poussé à le devenir ?


J'ai pris cette décision à la naissance de ma fille. Je ne me voyais clairement pas lui apprendre le respect de la vie en général, de la terre et de sois alors que je ne respectais moi même pas ces principes là. 
Le spécisme ne devait pas faire parti de ces principes, c'était hors de question.
Je l'ai aussi fait pour les animaux, je ne supportais plus l'idée de participer à ce massacre. La vidéo " Le discourt de votre vie " m'a beaucoup aidé a sauter le pas, a comprendre pourquoi et comment. 



La transition a t elle été facile ? 


Omni --> végétarisme : Aucunes difficulté. J'ai fait ça du jour au lendemain, j'étais pas une grande mangeuse de chair alors je pense que ça m'a aidé.
Végétarisme --> végétalisme : Doucement mais surement. J'ai évincé les produits laitiers, le lait et les oeufs de ma cuisine petit a petit. Je consommais encore des gâteaux industriels, des petites cochonneries..
J'ai eu un déclic dimanche je devais tout arrêté j'y pensais depuis un moment mais là c'était LE moment, pour l'instant je crois que ça va. 




La viande ne te manque pas ? 


Pas du tout, mon cerveau a encore des reflex dégueulasse face à des trucs que j'adorais particulièrement MAIS je me fait 2 fois plus plaisir maintenant. Et je n'ai aucunes envie de remanger de la viande/poisson. 




Où trouve tu tes apports nécessaires ? 


Les végétariens trouvent leurs protéines dans les oeufs, le lait et les produits laitiers, les légumineuses, le tofu, les noix, les graines. 

Les végétaliens doivent puiser les protéines dans les légumineuses, les noix, les graines, le tofu.

Les protéines végétales ne sont complètes qu'en faisant certaines combinaisons alimentaires (exemple: lentilles+riz). Il n'est pas nécessaire de compléter ses protéines à chaque repas. (Exemple : céréales le matins + légumineuses le soir.)





Menu type

Menu végétarien : 

Matin : Fruits + céréales + lait.
Midi : soupe aux lentilles + fromage + yaourt.
Soir : Omelettes aux légumes + gâteau au chocolat.

Menu végétalien :

Matin : Fruits + céréale + yaourt soja.
Midi : soupe aux lentilles + fruits.
Soir : Tofu et légumes sautés + quinoa + amande et abricots.


Fer : Haricots blanc et rouges, lentilles, pois chiches, tofu..
Zinc : germe de blé, graine de sésame, champignon shitakes et légumineuses.
Calcium : feuille de navet, tofu, chou de chine, feuille de moutarde, chou vert frisé, haricots blancs, rutabaga, brocoli et amande.
...



lundi 26 janvier 2015

Une petite présentation s’impose.


Une petite présentation s’impose, pour bien commencer. Je vais tenter de faire bref, mais complet.



Je m’appelle Amélie, je suis une toute jeune maman de 21 ans. Mon petit grumeau a 21 mois et se nomme officiellement Noëlly. Je démarre aujourd’hui mon végétalisme après 21 mois de végétarisme. (J’expliquerais tout ça dans un article différent.) C’est un sujet qui sera récurant sur ce blog, puisque je le crée dans le but de partager mes futurs recettes.
Tout comme l’éducation, hé oui. En bonne maman que j’essaye d’être j’étude beaucoup de méthodes d’éducation, et je farfouille à droite et à gauche pour satisfaire mon grumeau et l’aider au max dans son développement. Donc je parlerais principalement d’éducation bienveillante, et de la méthode Montessori. Éducations que j’affectionne particulièrement. 
Vous en apprendrez au fur et à mesure, tout au long de mon blog sur moi et sur mon grumeau. En attendant, je vous souhaite une bienvenue. 

Une bonne nuit, ou une très bonne journée.