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dimanche 1 février 2015

Élever ses enfants sans élever la voix.

Guide pratique de l'éducation bienveillante.
Deuxième partie. 



Accompagnons nos enfants sans fessées ni punitions, il y a d'autres solutions.

Il me semble important de vous partager les douze principes fondamentaux pour éviter la 
violence éducative, extraits du livre "La fessée" d'Olivier MAUREL.



1. Avoir pris la décision de ne pas frapper
2. Connaître les effets des punitions corporelles sur les enfants
3.  Aménager un espace de vie de l'enfant de manière à ne pas être obligé de lui poser constamment des interdits 
4. Pratiquer la règle d'or:  traiter l'enfant comme vous voudriez être traité dans les mêmes circonstances 
5. Accueillir tous les sentiments de l'enfant, même s'ils paraissent négatifs - la jalousie par exemple. Il n'a pas le droit de frapper son petit frère mais ce sont ses sentiments  et il a le droit de ne pas l'aimer. 
6. Dans les situations de conflit chercher autant que possible des solutions gagnant- gagnant (et non pas gagnant-perdant) qui satisfassent les besoins (pas obligatoirement les désirs!) de chacun
 7. Prendre l'habitude d'identifier la raison des conflits pour essayer de les prévenir plutôt que d'avoir à les guérir
8. Proposer des diversions: un dessin, une histoire, un jeu dans la baignoire, une promenade pour sortir des situations devenues trop difficiles
9. Se demander "est-ce que je pourrais plus tard rire de cette situation?" Si oui, pourquoi ne pas en rire tout de suite? L'humour peut transformer beaucoup de situations éprouvantes. "Oh! non! vous vous êtes peints en vert au moment de partir chez Papi et Mamie ...attendez laissez - moi prendre la caméra"
10. Connaître ses propres limites et rester ferme sur les points où elle sont atteintes
 11. Savoir passer le relais au conjoint 
12. Appeler à l'aide, ne serait-ce que pour confier son désarroi:  une amie au téléphone, sa mère, les participants à une liste de discussion sur Internet où vous avez que vous trouverez des oreilles attentives, bienveillantes et qui pourront peu-être proposer une solution.



Il y a un point important qui est abordé ici en petit 2 : les effets des punitions corporelles. 

Alors, qu'elles sont les conséquences ?



Les punitions corporelles et les autres violences éducatives portent non seulement atteinte aux droits des enfants, à leur développement mais elles portent également atteinte à leur santé mentale et physique à court, moyen et long terme. Et elles sont un facteur d’inégalité et de discrimination à l’encontre des enfants, et de reproduction des violences de proche en proche et de génération en génération. 
Déjà en 1990, de nombreuses recherches scientifiques montraient un lien fort entre punitions corporelles, comportements agressifs et délinquance chez les enfants et les adolescents, et violences conjugales à l’âge adulte.
Une décennie plus tard, en 2000, des recherches démontraient de plus en plus l’importance de l’impact négatif des violences sur la santé mentale et physique des enfants, dont certaines concernant plus spécifiquement les punitions corporelles.Elles montraient que cet impact sur la santé se poursuivait à l’adolescence et à l’âge adulte, avec une augmentation du risque de présenter des pathologies psychiatriques, telles que des troubles dépressifs, anxieux, des états de stress post-traumatiques, des troubles addictifs (drogues, alcool, tabac), des troubles la personnalité, des conduites à risque et des suicides,associées à des pathologies somatiques telles que des troubles cardiovasculaires, pulmonaires, digestifs, endocriniens, immunitaires, ainsi que des risques de développer un diabète, une obésité et des douleurs chroniques. 
Plus de 20 ans après, en 2014, les conséquences des violences éducatives sur les comportements agressifs de l’enfant et sa santé mentale et physique ont fait l’objet de nouvelles et nombreuses recherches internationales spécifiques. Elles ne laissent plus aucun doute sur le lien entre augmentation du risque de troubles du comportements externalisés et de troubles psychiatriques d’une part, et les punitions corporelles et les violences verbales d’autre part (en l’absence de maltraitances physiques et sexuelles et d’histoires familiales dysfonctionnelles). Elles montrent le même risque que pour les autres violences, de présenter dans l’enfance et à l’âge adulte des troubles mentaux post-traumatiques et cognitifs et une hyperactivité chez l’enfant.





Des liens utiles : 


Prenez le temps de lire ce petit livret  au format PDF Edité par La Maison de l’Enfant en 2007.Il vous donne quelques clés pour mieux  comprendre et réussir l'éducation non violente.



Je vous invite à visionner cette vidéo d'introduction . La non violence commence par là.
L'écoute et la compréhension des sentiments que peuvent éprouver nos enfants. 
Et croyez moi ce n'est pas une chose facile!!




mardi 27 janvier 2015

Élever ses enfants sans élever la voix.

Guide pratique de l'éducation bienveillante.


Première partie.


Qu'est ce qu'une éducation bienveillante ? 

Pour faire très simple, c'est une éducation positive basée sur la communication. 
" Ni punitive ni laxiste, son approche éducative positive, sensible, respectueuse à la fois des besoins de l'enfant et de ceux des parents."


Les 6 piliers de l'éducation bienveillante :




1- Priorité à l'enfant
Etre bienveillant envers son enfant, c'est d'abord répondre à ses besoins physiologiques et affectifs en priorité et sans délai. C'est la base de l'attachement parenting. Cela implique de la part des parents une grande disponibilité (présence physique mais aussi émotionnelle), et ce tout particulièrement durant les premiers mois de vie de l'enfant. Concrètement, cela signifie que c'est à l'adulte d'organiser son emploi du temps en fonction des besoins de l'enfant, et non à l'enfant de s'adapter à celui des parents.
2- Relation de confiance
La bienveillance n'est pas possible si l'on entre dans un rapport de force avec son enfant. Il est en revanche possible de n'être ni un parent dominateur, ni un parent dominé. Pour ce faire, il faut renoncer une fois pour toutes à tenter d'imposer le respect parental à tout prix, mais à la place faire en sorte de le mériter, en établissant avec son enfant une relation de confiance. La véritable autorité est celle que les autres nous reconnaissent, pas celle qu'on leur impose (cela, c'est de la crainte, qui engendre soit la soumission, soit la rébellion).
3- Amour inconditionnel
Aimer son enfant de façon inconditionnelle suppose de l'accepter totalement tel qu'il est et non tel qu'on voudrait qu'il soit. Comme le dit Aletha Solter, "les jeunes enfants sont naturellement bruyants, curieux, désordonnés, obstinés, impatients, exigeants, distraits, égocentriques et débordants d'énergie". C'est à nous adultes de nous accommoder de la nature de l'enfant, et non l'inverse, autrement l'enfant comprendra qu'il doit altérer son identité afin de conserver notre amour.
Aimer inconditionnellement son enfant, c'est aussi ne pas faire peser sur lui notre projet parental et continuer à l'aimer pleinement s'il s'écarte de la route que nous avions plus ou moins consciemment tracée pour lui.
4- Ecoute émotionnelle
La communication non-violente et l'écoute émotionnelle sont également indispensables pour rester dans la bienveillance. Il est nécessaire d'accueillir toutes les émotions de l'enfant y compris celles qui nous dérangent, comme ses colères, ses peurs ou sa tristesse. Autrement, l'enfant n'a d'autre choix que de réprimer ses émotions avec des conséquences dévastatrices pour sa personne et pour la société : la colère non exprimée devient violence, la peur se transforme en angoisse, la tristesse en dépression.
5- Accompagnement souple
6- Présence chaleureuse
Enfin, il est important et logique que la bienveillance ne se limite pas à l'application de théories mais soit avant tout vécue avec le coeur. Cela signifie des actes, mais aussi des gestes et des paroles aimants et spontanés au quotidien. Il ne s'agit pas d'étouffer son enfant d'amour (une autre forme de manipulation émotionnelle), mais de lui offrir à tout moment une présence chaleureuse et rassurante, inspiratrice de joie de vivre, de confiance et de respect. La distanciation émotionnelle et affective du parent à l'encontre de son enfant est une forme de violence car l'enfant a désespérément besoin de marques d'amour de la part de ses parents. Il doit en outre y avoir une cohérence entre les mots, les gestes et les actes afin que l'enfant ne soit pas laissé dans le flou au sujet de cet amour.